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Chronique de la ferme, semaine 48

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Par Isabelle, le 28/11/2012 à 20:09


« S'il y a un domaine dans lequel je ne suis pas trop mauvaise, c'est bien le lancer de seau »
C'est ce que j'expliquais jeudi dernier à la truie qui , alors que j'avais laissé Damien aller seul sur le Mans afin d' avancer sur les papiers, était une nouvelle fois sortie de son parc et me faisait courir depuis deux heures.

Parce qu'elle ne releva même pas le groin, je lui racontai comment, il y a quelques années de ça, par un matin de mars qui s'annonçait des plus prometteurs, je découvris deux trois poules en train de déterrer un à un tous les bulbilles d'oignons fraîchement plantés
Bien sûr, sans doute s'étaient elles prise d'affection pour eux, elles voulaient juste leur faire un petit bisou et mince, pas de chance, leur bec s'enfonçait immanquablement dans la chair de l'oignon et il leur fallait, pour s'en extraire, le secouer dans tous les sens, oui sans doute n'était-ce là que de l'affection, une manifestation d'amour qui avait mal tourné en quelque sorte...

L'une d'elle se tenait non loin de moi, et sans que j'aie pu faire le moindre geste pour le retenir, le seau que je tenais dans la main s'échappa, prit son élan, fit un bond de quelques mètres et atterrit... sur la poule !
et s'il y a bien une fois où je me suis trouvée sur la même longueur d'onde qu'une poule, ce fut celle là :
nous étions toutes les deux très très calmes
elle, parce qu'elle avait rendu l'âme,
moi parce qu'elle était morte.
C'est ce jour là que nous prîmes la décision de nous séparer des poules dont l'élevage s'annonçait inconciliable avec le maraîchage.
Le seau meurtrier fut réformé, on ne pouvait pas prendre le risque qu'il s'en prenne à un autre animal sorti de son parc, mais là je sais pas, alors que la nuit menaçait de tomber et que Dame truie continuait de chercher avec frénésie les vers de terre sous le moindre petit bout d'herbe, j'eus aimé qu'elle ne soit qu'une poule quelques secondes avant une chute inopinée de seau...

Je sais c'est pas bien, c'est pas moral, mais qui n'a jamais couru deux heures durant après un animal qui refuse d'obtempérer avec la nuit qui tombe, le froid qui mord et aucune solution en vue ne peut pas tout à fait comprendre.

Lorsque Damien est rentré vers 20h30, Dame truie avait regagné ses quartiers après deux heures et demi de vadrouille..
 Bien entendu je n'avais pas touché à la moindre facture, et j'étais sûre d'une chose : c'était les cochons, ou moi !
Nous convînmes tous deux que les cochons ne pourraient pas faire les récoltes pour demain et feraient mauvais genre sur le siège passager du camion, surtout s'ils se mettaient à sourire à n'importe qui




 il était donc préférable de me garder.

Du coup, pour cette semaine, vous pourrez manger !
du chou (plusieurs variétés, donc ce sera au choix comme la semaine dernière)
du poireau
de la betterave blanche avec ses fanes que vous pourrez cuisiner comme des bettes (variété albina vereduna)
des carottes, coupées mais colorées
de la courge (sauf si pas assez pour tout le monde et dans ce cas ce sera remplacé par autre chose, parce que oui, ce sera la dernière fois. D'habitude, vous criez de joie lorsqu'on vous dit ça, mais là, non ?)
de la salade
du radis rave (blanc, rose ou noir)
(contenu susceptible de modifications suivant récolte)

La semaine prochaine, je vous parlerai de nos travaux, parce qu'on travaille quand même, hein, entre deux footings avec les cochons...

a demain
Isabelle



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